
| Ca y est, le numéro 17 de votre canard
préféré a paru, alléluia! Croyez-m'en, l'exclamation n'est pas
trop forte: ces quelques cinquante pages qui reposent présentement entre vos
mains tiennent du miracle. Miracle technique, comme vous le narrera notre précieuse
Jessica en son style inimitable, et miracle humain - enfin, virusien quoi! Tout ceci nécessite donc quelques explications que je m'en vais fournir incontinent. Comme vous l'a précisé mon vénéré prédécesseur, la rédaction, privée de chef a connu à la rentrée une période de flottement qui a abouti à mon "élection" - mais ne parlons pas des choses qui fâchent... Puis, à la suite d'une campagne de recrutement, peut-être un peu moins souterraine que d'habitude, jeunes filles et littéraires (comment ça, pléonasme? Mais je vous interdit...) se sont enfin décidés à rejoindre nos rangs, unis pour le meilleur et (surtout?) pour le pire... Cependant, les gens de lettres étant statistiquement plus prolixes que leurs comparses de Taupe, la rédaction en chef, animée par une volonté d'équilibre (et de survie, en ce qui me concerne) s'est vue obligée de se lancer dans une chasse sauvage à l'article scientifique de qualité (ceci est naturellement un appel à peine voilé aux bonnes volontés). Enfin, en cette période de troubles, certains auraient souhaité que Virus prennent position dans le débat. Après nous être consultés, nous avons décidé de n'en rien faire; en effet, si ce journal ne sert peut-être à rien, au moins il peut se targuer de ne rien servir. Ce non-engagement sera probablement critiqué, mais nous avons pensé que Virus, même enrichi par des apports plus variés qu'à l'habitude, se doit d'essayer d'incarner intelligemment l'esprit magnoludovicien, ce que d'aucun appelle "un ramassis de délires folkloriques sans intérêts" (authentique!). Bref, que dire de plus, si ce n'est que vos réactions et commentaires sont les bienvenus (déposez votre courrier dans le casier P des internes)? Bonne lecture Electre |
Virus - trimestriel du lycée Louis-le-Grand - Novembre 98